mercredi 11 novembre 2009
« Ne pas sacrifier Pressagny »
Réactivée en novembre dernier après des années de mise en sommeil,
l'association de défense contre l'extension des carrières met en garde
contre les projets qui germent sur les communes de Pressagny-L'Orgueilleux, Notre-Dame-De-L'Isle et Port-Mort.
Une association qui entend bien être partie prenante dans les
discussions qui vont avoir lieu entre les habitants des communes
concernées et la société GSM. C'est Jean-Marie Malafosse, l'ancien
maire de Pressagny-L'Orgueilleux, qui est le président de cette association.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le fait de classer le pays du
Vexin normand en zone d'exploitation « possible » de carrières, ne
passe pas. « L'association a demandé aux adhérents d'écrire au
président du syndicat du Pays du Vexin normand, Michel Jouyet, pour lui
demander de ne pas sacrifier Pressagny-L'Orgueilleux
aux carriers. Le plan d'occupation des sols prime toujours sur le
schéma de cohérence territoriale mais est-ce que ce sera vrai encore
dans quelques années, surtout avec la réforme des collectivités
territoriales qui se profile ? Pour nous, cela représente un danger »,
explique Jean-Marie Malafosse. C'est à la fin de l'année que
l'association devrait tenir son assemblée générale annuelle. A moins
que « des éléments nouveaux » ne viennent tout précipiter.
Article paru le : 3 novembre 2009 Paris Normandie
Un plan de carrière
PRESSAGNY-L'ORGUEILLEUX.
La société GSM prépare déjà la fin de
l'exploitation
de la carrière de Saint-Pierre-d'Autils.
Elle souhaite maintenant
s'installer dans la commune.
D'ici 2016 au plus tard, la société GSM aura terminé sa campagne d'extraction de
granulats à Saint-Pierre-D'Autils. Mais le couperet pourrait tomber
avant. Il n'est pas impossible qu'une partie du gisement ne soit pas exploitée,
suivant l'importance de fouilles archéologiques qui seront peut-être décidées
sur le site. Du coup, GSM doit préparer l'avenir et trouver un autre site qui
prendra le relais pour mener à bien son projet de carrière.
Un projet qui
doit faire l'objet d'une concertation avec les habitants de Notre-Dame-De-L'Isle et Pressagny-L'Orgueilleux.
Différents sondages menés à
Notre-Dame-De-L'Isle (le village où est installée la
station de traitement de GSM depuis 1997) ont déjà permis de confirmer
l'existence d'un gisement de qualité. La commune de Pressagny-L'Orgueilleux est également convoitée puisque
la société GSM est propriétaire de plusieurs dizaines d'hectares de terres
agricoles.
La semaine dernière, une campagne de sondages géologiques a été
menée pour déterminer plus précisément la nature du sol. Et vérifier si « le
gisement est exploitable ou pas », confirme Virginie Crenn, responsable foncier
et environnement à GSM.
Une trentaine de prélèvements ont été effectués par
une sondeuse à près de neuf mètres de profondeur. Les résultats de ces sondages
devraient être connus d'ici la fin de l'année. « L'idéal, c'est d'avoir un
gisement peu argileux, composé par moitié de cailloux et par moitié de sable,
pour en faire du béton », poursuit la responsable. En tout cas, l'existence des
ressources en granulats est prouvée. « Il existe trois documents administratifs
qui confirment que la vallée de la Seine est exploitable et intéressante »,
complète Virginie Crenn. « Un décret de 1967, le schéma départemental des
carrières et le schéma de cohérence territoriale du Pays du Vexin normand,
approuvé en avril 2009. »
Si le projet de carrière est mené à son terme, il
pourrait aussi s'accompagner d'un déplacement de l'actuelle station de
traitement de Notre-Dame-De-L'Isle, « pour la positionner au centre des
futures exploitations, plus à l'écart des zones habitées et mieux placée pour
optimiser l'acheminement des produits verts le port de chargement », confiait en
juin dernier, Xavier Lascaux, le directeur régional de GSM Ile de
France-Ouest.
V. F.-
P.N
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Article du paris Normandie
